Epilogue de l’Election Municipale 2020 !

L’élection municipale 2020 s’est terminée le dimanche 28 juin avec les résultats suivants :

Taux de participation : 70,83% des électeurs inscrits

Liste T. GRANTURCO : 55,73% (18 sièges au Conseil Municipal)
Liste C.VINCENT & J. GOSSELIN : 44,27% (5 sièges)

Mr Thierry GRANTURCO sera donc notre prochain maire, le temps que le Conseil Municipal se réunisse.
Conséquences de cette élection démocratique

Cette élection marque le retour de la démocratie à Villers/Mer après quelque 40 années de liste unique
La participation de 70,83 %, comparée à la moyenne nationale de 41,2% est exceptionnelle, et prouve que les Villersois(es) avaient à cœur de voter entre des listes qui se sont enfin exprimées sur des thèmes politiques d’actualité précis.
La campagne a été longue et rude. Elle a eu le mérite de donner lieu à un vrai débat municipal entre 3 listes (au 1er tour), puis 2 (au 2ème tour) sur l’ensemble des thèmes actuels.
Cette fois-ci, la liste élue aura présenté un véritable projet pour la Commune de Villers/Mer, sur lequel elle devra rendre compte, alors que lors des précédentes élections il n’y avait pas de projet sinon de poursuivre comme avant.

Elle aura en face d’elle une opposition qui lui évitera de monologuer ! Elle, et l’opposition, devront rendre compte régulièrement aux Villersois(es) des choix effectués.
Les citoyens veilleront au respect de ses engagements sur l’implication/participation des citoyens dans la vie communale, et du code de déontologie des élus.
Conséquences de la situation conjoncturelle actuelle
Parce que Villers/mer est avant tout une station balnéaire, un éden modèle réduit, notre défi 1er et obligatoire est d’affronter la concurrence des stations balnéaires voisines qui ont, peu ou prou, hérité à une même époque du même patrimoine que Villers, dont le tourisme représente plus de 75% des ressources.

Mais, avec la pandémie du COVID-19, on vient de prendre conscience que l’économie du tourisme peut être totalement remise en question, voire dévastée, bien plus que d’autres économies ! Le « tout touristique » actuel de Villers et de ses voisines souligne la fragilité d’une économie reposant sur un seul pied, ici en l’occurrence celui du tourisme !

Quoiqu’au bord de la mer, Villers se situe à 15km de Pont-l’Evêque, 25 km de Lisieux, 35km de Caen, 50 km du Havre, 90 km de Rouen et 200 km de Paris, Capitale de la France. Aussi, devrions nous remettre un pied sur la terre ferme ! Villers/Mer doit travailler à se diversifier dans d’autres activités, car elle a des atouts naturels indéniables pour cela avec un territoire agricole et maritime, et une main d’œuvre qualifiée. Des atouts qui pourraient inciter certaines entreprises de grandes villes proches à envisager une délocalisation de certaines de leurs activités.

La pandémie actuelle l’a montré, la santé est une priorité absolue. L’intégrité du corps est évidemment la condition sine qua non de la qualité de toute vie humaine. Villers/Mer a des projets importants dans le domaine de la santé avec la création d’un EHPAD et d’une maison médicale, qu’il lui faudra assumer.

Au-delà du domaine de la santé, nos vies personnelles de citoyen, très multiples, et différentes entre elles, dépendront toujours de la bonne intégration de chaque citoyen dans les structures qui lui sont les plus proches, à savoir sa famille, la cité où il vit, et son environnement professionnel.

Une Municipalité a un grand rôle à jouer quand elle le peut pour aider chacun de ses citoyens, à la fois sur le plan familial, sur celui de la santé, sur le plan professionnel, mais aussi sur son intégration et son implication dans la Cité.

Epilogue horizon 2020 – 2026

S’il fallait un épilogue + léger à cette élection municipale 2020 mouvementée qui aura battu des records de durée (1an et ½) … et puisqu’Il paraît que chez nous tout finit en chansons, nous avons choisi une chanson de 1963 de Johnny Halliday qui s’en est allé, 55 ans après, « Pour moi la vie va commencer« , sur des paroles de Jean-Jacques Debout.
Parce que sa vie a démontré sa capacité à se remettre en question, et à se renouveler ! Quand les circonstances le lui imposaient. Il adaptait sa vie aux changements de société !

« Pour moi la vie va commencer
En revenant dans ce pays
Là où le soleil et le vent
Là où mes amis mes parents
Avaient gardé mon cœur d’enfant

Pour moi la vie va commencer
Et sous le ciel de ce pays
Sans jamais connaître l’ennui
Mes années passeront sans bruit
Entre le ciel et mes amis.
… »

Nous autres villersois(es) avons, à un moment de notre vie, établi un ancrage fort dans ce « pays béni » de Villers/Mer, dans l’enfance ou plus tard.
Il nous revient si nous souhaitons que Villers reste Debout, de faire du long fleuve tranquille que fut Villers une ville plus actuelle.
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Villers, le 1er juillet 2020,
Marc GERONDEAU

Pour une vie municipale démocratique permanente

Si l’élection municipale a lieu tous les 6 ans, la vie municipale, elle, reste permanente !

C’est très difficile pour une personne s’étant engagée dans l’élection municipale, de se dire que, si elle fait partie du camp des battus, elle va devoir s’endormir et ronger son frein avant de reprendre le même combat électoral quelque 5 années + tard, ce qui est considérable à l’échelle du temps d’une vie humaine

Oui, et ce serait une erreur ! L’engagement municipal doit être permanent pour tous ceux qui le souhaitent, et pas l’affaire des 23 citoyens (représentants ~1 électeur sur 100) élus pour 6 ans lors d’une élection qui leur attribuerait quasiment des pouvoirs exclusifs.

Une élection municipale n’est pas une fin qui confinerait les électeurs pour 6 ans, elle doit être un commencement pour un nouvel engagement démocratique avec tous


D’où vient alors ce sentiment étrange ressenti par beaucoup que si on perd une campagne municipale, on perd tout de ce qu’on souhaitait pouvoir apporter à sa commune, et ce pour une période de 6 ans ?
– Elle vient surtout du fait qu’une élection municipale démultiplie de façon fort exagérée le pouvoir de la liste arrivée en tête, en lui conférant d’office déjà la moitié des sièges municipaux, minimisant le rôle des autres listes, dénommées péjorativement « listes d’opposition ».
Le vote municipal démocratique actuel en France est ainsi fait que la liste arrivée en tête bénéficie d’office de 50% des sièges du conseil municipal de la commune (soit 11 sur 23 sièges pour Villers) afin d’accentuer sa majorité. Les 50% restants étant attribués au prorata des pourcentages obtenus par les diverses listes.

Pour parler très clair, si 2 listes s’affrontent au 2ème tour, l’une faisant 50,1% des voix, contre 49,9% à l’autre, elle aura : d’office la ½ des conseillers (11) + 50% des 11 autres sièges à pourvoir, soit 5 ou 6 sièges. Au total 11 + 6 + le maire = 18 sièges sur 23 sièges, n’en laissant ainsi que 5 à l’opposition.

Ainsi une liste élue avec seulement 50,1% des voix obtiendra 18 sièges sur 23, soit 78 % des sièges.
Cette pratique majoritaire abusive renvoie à une démocratie « arrangée » adaptée à des sociétés modernes ayant besoin de pouvoirs forts qui faute d’aucuns ajustements, débouchent finalement souvent sur des crises sociales majeures (ex. : celle des gilets jaunes).
– Elle vient aussi d’une élection conférant à la liste élue la perspective de 6 longues années de pouvoir, assorties comme décrit ci-dessus d’un pouvoir démultiplié et exagéré, qui implique un risque d’autant plus fort de ne pas voir la liste élue chercher à impliquer les citoyens pour une réelle participation démocratique.


La démocratie municipale devrait progressivement s’adapter et cesser d’opposer ses habitants

Il s’agit un peu du même débat qui ressort à chaque élection législative avec la fameuse « proportionnelle », où des listes de partis fort bien élus dans des départements n’y obtiennent aucun siège de député. Celà crée du ressentiment.
De plus lors des élections municipales, la motivation des listes est sextuplée car il ne s’agit pas d’une victoire pour une seule année, mais d’une victoire pour 6 années de pouvoir. Une élection municipale constitue un « graal », pour l’obtention duquel tous les moyens sont mobilisés !
Mais après tous ces efforts, qu’en est-il en fait ?

Revoir cette notion « hors du temps » de représentation municipale dans notre pays

Penser bien autrement la démocratie locale

L’élection municipale va s’achever le 28 juin 2020, qui désignera une équipe municipale élue pour 6 années d’administration de la Commune de Villers/Mer.
Dans un vocabulaire électoral guerrier, une telle victoire signifierait la prédominance d’une liste et le renvoi des autres listes à leurs quartiers d’hiver !

Mais ce n’est pas ce que les Villersois(es) attendent. Toute « victoire », quelle qu’elle soit, devrait tout au contraire ne pas être vécue comme un « triomphe » pour la liste arrivée en tête, mais surtout comme le début d’une nouvelle ère qui voit enfin un débat démocratique renaître à Villers/Mer sous des formes à définir.
Villers/Mer, le 11/06/2020,
Marc GERONDEAU

Elections Municipales (suite et fin) le dimanche 28 juin 2020

LE DERNIER TOUR DE L’ELECTION MUNICIPALE EST FIXE AU 28 JUIN

Le gouvernement a annoncé qu’à condition du maintien d’une situation sanitaire stabilisée depuis l’annonce du déconfinement du 2 juin 2020, le 2ème tour de l’Election Municipale – qui aurait dû avoir lieu le 22 mars une semaine après le 1er tour-, aurait lieu le dimanche 28 juin 2020, avec donc plus de 3 mois de retard.

Sur les 35 000 communes françaises, 30 000 ont déjà élu dès le 1er tour leurs représentants.
Restent 5 000 communes, pour beaucoup les + importantes, pour lesquelles l’élection se jouera au 2ème tour le 28 juin 2020.

C’est le cas de Villers-sur-mer, commune moyenne de 2 700 habitants, où les 3 listes candidates sont encore qualifiées, aucune n’ayant atteint la majorité absolue au 1er tour :
– Liste « J’aime VILLERS » (Thierry GRANTURCO) 48,2%
– Liste « Ensemble pour l’Avenir » (Catherine VINCENT) 35,6%
– Liste « Villers c’est Vous et Nous » (Jérémie GOSSELIN) 16,2%

Les listes électorales ont été déposées avant le mardi 2 juin 18h :
– La liste de T. GRANTURCO s’est maintenue sans aucun changement
– les 2 listes de C. VINCENT et J. GOSSELIN ont choisi de fusionner en une nouvelle liste appelée « OSEZ VILLERS »

Ainsi 2 listes seront opposées le 28 juin, celle de T. GRANTURCO, et la liste fusionnée de C. VINCENT et de J. GOSSELIN


UNE NOUVELLE CAMPAGNE ELECTORALE à partir du 15 juin 2020 !

Normalement il n’y a pas de nouvelle campagne dans la semaine séparant le 1er du 2ème tour des élections municipales.

Dans la situation inédite actuelle, fixant le 2ème tour + de 3 mois après le 1er, et compte tenu de la très sérieuse épidémie qu’a vécue notre pays, le gouvernement a octroyé une nouvelle (mais brève) campagne entre les listes électorales encore qualifiées pour tenir compte d’une situation nouvelle qui sera déterminante pour l’avenir.


IN-VILLERS-SUR-MER.FR

Nous sommes à Villers/Mer dans la dernière ligne droite qui va déterminer quelle liste et quel maire dirigeront la Municipalité de Villers de 2020 à 2026.

J’ai mis en ligne depuis septembre 2019 le site « IN-VILLERS-SUR-MER.FR », qui comporte des textes personnels exprimant mes points de vue, espoirs, et alertes sur les enjeux majeurs pour Villers.

Après les 4 premières années de la municipalité actuelle élue en mars 2014 – dont j’ai partagé 26 mois comme Président du Tennis Club de Villers -, je me suis déclaré partisan dès janvier 2018 d’un changement radical de municipalité, et je ne renie pas mes choix.
J’ai dans ce sens participé en tandem avec Jérémie GOSSELIN à la création et à la vie (trop) brève de VILLERS AU CŒUR (VAC) qui a néanmoins réalisé d’octobre 2018 à mars 2019, 5 réunions publiques chaleureuses réunissant de fortes assistances, qui ont permis d’avoir un dialogue citoyen enrichissant.
En Mars 2019, une année avant l’élection municipale prévue le 15 mars 2020, VAC a volé en éclats du fait de l’opposition latente entre Thierry GRANTURCO et Jérémie GOSSELIN.
Personnellement, restant toujours très concerné par la nécessité d’un changement municipal d’envergure, mais n’étant que la 3ème personne à s’être opposée début 2018 à la Municipalité actuelle, après J. GOSSELIN et T. GRANTURCO, j’ai dû m’adapter, tant bien que mal à la scission entre ces 2 tendances.
On ne rejoue pas une élection municipale, elle dépend de ses acteurs principaux. Personnellement, n’en étant pas un, quoi qu’en ayant été au cœur, je ne peux faire mieux que de vous renvoyer au site que j’ai consacré à ce sujet sur un peu moins d’une année, qui traite de beaucoup de thèmes politiques, et le moins possible des rivalités entre candidats. J’ai surtout voulu élever le niveau du débat, pour qu’il profite avant tout aux habitants locaux. Car, encore une fois, ce qui devrait compter pour cette élection municipale, ce sont les perspectives de Villers/Mer en fonction des grands choix faits pour son avenir.
Alors, prenez un peu de temps pour le lire ! Vous y apprendrez forcément beaucoup de choses sur les nombreux sujets politiques spécifiques à débattre pour une ville de 2 700 habitants comme Villers/Mer.

Et sur la part essentielle que VOUS-MÊME avez à y prendre pour construire son avenir.
In-villers-sur-mer.fr

Villers/Mer, le 6/6/2020,
Marc GERONDEAU

L’IMBROGLIO DES ELECTIONS MUNICIPALES 2020 La crise du Covid-19 a coupé en deux les élections municipales de mars 2020, source de situations imprévues, avec une date de 2ème tour inconnue

Au départ, une erreur nationale « collective » sur le maintien de la tenue du 1er tour des élections municipales le 15 mars 2020
La bonne organisation des élections, garantie par la stricte application des textes du code électoral, est un des piliers de la démocratie.
A cet égard, la succession d’aléas que rencontre la tenue du scrutin municipal, initialement prévu les 15 et 22 mars, n’est pas à prendre à la légère.
L’erreur a consisté à vouloir maintenir coûte que coûte le premier tour du scrutin, alors même que la situation sanitaire se dégradait à vue d’œil.
L’opposition tenait à sa revanche et l’exécutif craignait en ajournant les élections de se voir accusé d’un coup de force. La crise sanitaire était là, mais personne n’était prêt à admettre qu’elle allait tout changer. C’est pourtant le cas !

Le premier tour des élections a bien eu lieu le 15 mars, mais sur fond d’abstention record, reflet de la profonde réticence des citoyens à accomplir leur devoir électoral dans des conditions de sécurité sanitaire qui ne semblaient plus garanties. En effet quelques jours plus tôt, le président de la République avait annoncé la fermeture des écoles et des universités et, la veille, son premier ministre avait décrété celle des restaurants, cafés, cinémas et commerces non essentiels, afin de limiter la propagation du virus.
Le soir du dépouillement, l’évidence sautait aux yeux : le second tour ne pourrait se tenir comme prévu. Il fallait le reporter.
On sait quand ce scrutin a commencé, mais on ignore quand il prendra fin, et on découvre que les règles qui le régissent n’ont pas prévu de telles circonstances. L’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis le 23 mars ne bouscule pas seulement l’équilibre entre l’exécutif et le Parlement, il ne restreint pas seulement l’exercice des libertés publiques, il influence aussi le déroulement de la vie communale.

Depuis, ce 2ème tour joue l’Arlésienne. Sa date refixée au 21 juin ne semble plus d’actualité. Le premier ministre, Edouard Philippe, n’a pas caché qu’un nouveau report était probable peut-être en octobre, voire après en raison des incertitudes qui pèsent sur la date du déconfinement et ses modalités. Une fois encore, beaucoup dépendra de l’avis des experts scientifiques, qui fourniront un rapport sur la situation épidémique le 23 mai.
Déjà, reporter la totalité d’un scrutin en raison de circonstances exceptionnelles n’a rien d’évident, mais le couper en deux relève carrément d’une gageure car aucun texte ne précise alors le mode d’emploi. Peut-on conserver les résultats du premier tour pour n’organiser que le second, ou faut-il au contraire rejouer l’intégralité de l’élection ?Consultés, les constitutionnalistes sont apparus divisés, si bien que le gouvernement a dû trancher, sous le contrôle du Conseil d’Etat puis du Parlement :

Les élections sont acquises pour les 30 000 communes qui ont élu un maire au 1er tour
 quoique cela donne pourtant lieu sur le terrain à des situations ubuesques : les nouveaux élus n’ont en effet pas été autorisés à entrer en fonction. Ce sont les anciennes équipes battues qui restent aux commandes.

Pour les 5 000 autres communes où un 2ème tour est nécessaire, il n’y aurait pas lieu de refaire un premier tour si ce 2ème tour se tient avant l’été.
En revanche, s’il avait lieu après l’été il serait nécessaire de rejouer entièrement l’élection afin de garantir la sincérité du scrutin,

Qu’en est-il pour les 5000 communes (dont Villers/mer) où l’élection n’est pas terminée ?

Nous prendrons l’exemple de Villers/Mer qui en fait partie, 3 listes restant qualifiées pour un 2ème tour ayant obtenu respectivement 48,2%, 35,6% et 16,2%.
En situation normale le 2ème tour a lieu 7 jours après le 1er tour, un temps insuffisant pour relancer la campagne officielle de 6 mois qui a précédé le 1er tour. Actuellement ce 2ème tour n’est pas envisagé avant fin juin au mieux, soit un report minimal de 3 mois.
Une très belle campagne électorale avant le 1er tour des Municipales
A Villers/Mer une pré-campagne de 8 mois avait commencé dès l’annonce en janvier 2019 par le maire sortant qu’il ne se représentait pas, suivie d’une campagne officielle qui a duré 6 mois comme le prévoit le code électoral ! La campagne dans son ensemble a donc été longue et dense (14 mois), avec 3 listes et de nombreuses réunions publiques sur les différentes politiques de la commune.
On peut dire qu’à Villers/Mer ce 1er tour a été une grande réussite, il n’est pour s’en convaincre, que de constater la participation très forte (61,2% quand la moyenne nationale a été de 45%), et une hausse de 10% du corps électoral due à une + forte proportion de résidents secondaires ayant voté à Villers. La longue et enrichissante campagne électorale a donc mobilisé les électeurs !

Mais le 1er tour de cette élection a vite été relégué aux oubliettes eu égard à la préoccupation essentielle pour chacun de faire face d’abord à la pandémie, pour soi-même, ses proches et ses concitoyens.
L’incertitude Coronavirus post 1er tour sans horizon sûr pour le 2ème tour
Ce report du 2ème tour au mieux pas avant 3 mois, même s’il n’est sans doute pas conforme au code électoral alors que la vraie campagne a déjà eu lieu pendant les 6 mois d’avant le 1er tour du 15 mars 2020, a de facto relancé la campagne électorale dans ces communes où il doit y avoir un 2ème tour décisif entre les listes encore qualifiées.

Il faut être très réaliste, la pandémie et la situation d’urgence grave ne sauraient arrêter le processus politique démocratique des listes électorales encore qualifiées pour le 2ème tour de l’élection municipale. C’est ainsi !
Une nouvelle » campagne électorale » a donc lieu en vue du 2ème tour malgré la pandémie, qui est focalisée sur ce seul thème

Ce temps « supplémentaire » de campagne électorale n’est pas prévu par le très précis code électoral et est donc non « officiel », et n’est d’ailleurs pas avoué comme tel par les listes en concurrence. La campagne municipale continue mais pas sur les thèmes politiques et démocratiques qui avaient été débattus pendant la campagne officielle.
La nouvelle campagne porte sur le seul thème qui importe désormais pour nos concitoyens depuis le 1er tour et le confinement, celui des problèmes liés à l’épidémie qui affectent la vie de chacun.

Cette nouvelle campagne entre les listes, qui ne dit pas son nom, cherche à s’attirer les faveurs des électeurs sur ce qu’elles font pour eux à la fois sur le plan médical des précautions (masques, gel, …) et conseils, sur les plans de l’aide sociale pour les personnes âgées, et de l’aide économique et alimentaire pour ceux dont les revenus fondent très vite.
Il ne s’agit plus du tout d’une campagne d’idées, mais de terrain, où chaque liste doit montrer qu’elle est la + déterminée et la + efficace pour gérer une crise et aider les Villersois et les Villersoises.

En admettant qu’en cette situation inédite, la campagne électorale puisse continuer valablement ainsi en vue d’un 2ème tour, il n’en demeure pas moins que  la Municipalité en place, ainsi que les listes qualifiées au 2ème tour, doivent continuer à respecter le droit électoral qui est très strict sur les limitations de chacun des acteurs pendant la campagne électorale :  

Ce que le droit électoral municipal impose à la Municipalité en place et aux listes candidates
– la Municipalité pendant la campagne électorale (prolongée jusqu’au 2ème tour) doit continuer l’administration de la Commune dans le cadre de ses obligations municipales, sans en profiter pour faire sa propre campagne électorale.
– les autres listes candidates doivent respecter une obligation de transparence de leurs comptes, en particulier s’agissant de leurs rapports avec des associations, ou avec des sociétés.

D’autre part, il faut aussi parler du comportement de chacun de ces acteurs lors d’une crise sanitaireCe que le Code de Santé Publique impose à une Municipalité en cas d’épidémie sanitaire
– Faisons remarquer que la lutte contre les épidémies ressort du domaine de l’Etat Français, ce qui signifie que chaque commune n’est pas libre de prendre en ce domaine une initiative sans l’accord de l’Etat, certaines communes qui avaient pris un arrêté imposant le port du masque ont récemment été déboutées en justice.
– Bien entendu, chaque municipalité peut venir en aide à ses concitoyens, en particulier à travers le CCAS (Comité Communal d’Action Sociale) dont c’est le rôle tout au long de la mandature municipale.
Est-il normal qu’une liste qualifiée pour le 2ème tour crée un « Groupe d’Entraide face au Coronavirus » ?
– Il ne faut pas tourner autour du pot, il faut le dire, ce « Groupe » (non répertorié comme Association loi 1901) a été créé et est piloté par l’ensemble des colistiers de cette liste, il n’est pour s’en convaincre que de lire tous les posts de son site FACEBOOK.
– Même si de très nombreuses personnes bénévoles s’y activent en dehors des colistiers, il serait nécessaire de demander à cette liste la transparence financière de ses actions dans ce domaine, ainsi que de s’interroger sur la légalité d’un tel « Groupe d’Entraide » piloté essentiellement par des colistiers de cette liste. Une telle action avec la publicité faite autour est-elle conforme au droit électoral ?
Même si la situation pandémique est très grave, tant qu’elle restera « maîtrisée » au niveau d’une commune, sa vie habituelle, même confinée, doit garder ses droits et préoccupations dont l’élection du nouveau maire.
Il serait d’une part fort illusoire de croire que la campagne électorale ne continue pas malgré l’épidémie, et d’autre part fort regrettable qu’elle ne se joue que sur la gestion par telle ou telle liste d’une épidémie qui doit en 1er lieu être gérée par l’Etat avec le concours de la Municipalité de Villers/Mer, en particulier à travers son CCAS. Ceci n’interdit aucunement qu’une ou plusieurs entraides citoyennes bénévoles apportent leurs concours.

Villers-sur-mer, le 7 mai 2020
Marc GERONDEAU

Analyse des résultats du 1er tour des Municipales 2020

La dramatique crise du coronavirus relativise jusqu’à les éclipser les élections municipales. Chacune des listes villersoises qui a concouru au 1er tour a déclaré mettre sa campagne en veilleuse, et s’attache à aider les Villersois(es) dans cette grande épreuve.
Le 2ème tour de l’élection n’aura pas lieu avant 3 mois. Ceci n’empêche pas de tirer « à chaud » les enseignements de ce 1er tour.

Une participation très importante des Villersois(es)

– Avec une mobilisation de 61,2% des électeurs inscrits, très supérieure (de 16 points) à la moyenne nationale historiquement basse (45%) du fait du coronavirus
Cette mobilisation marque également une forte progression des votes « exprimés » (les bulletins des votants déduction faite des bulletins blancs/nuls) qui passent de 50,38% des inscrits en 2014 à 60,64% en 2020, soit une progression de 10 points de votes exprimés par les électeurs

– Avec aussi une très surprenante progression du nombre d’électeurs inscrits (2482 inscrits, contre 2263 en 2014, et 2231 en 2008) soit une progression de 10% des électeurs inscrits, ceci pour une population de 2 664 habitants en légère régression pourtant (*) !
Comment expliquer cette mobilisation villersoise ?

– C’était la 1ère fois depuis 40 ans qu’il y avait une véritable élection démocratique à enjeux à Villers/Mer entre plusieurs listes, obligées chacune de faire une campagne auprès des électeurs, quand auparavant il n’y avait plus jamais qu’une seule liste candidate – la liste sortante – postulant à sa propre réélection, ce qui, le résultat étant acquis d’avance, ôtait tout enjeu à l’élection. La longue campagne électorale a mobilisé les électeurs.

– Dès octobre 2018 une association dénommée « Villers Au Coeur » (VAC) avec à sa tête J. GOSSELIN et M. GERONDEAU, et avec T. GRANTURCO comme Président d’honneur, entamait une série de réunions publiques ouvertes à tous pour s’entretenir avec les Villersois(es) de différents sujets d’importance pour Villers.

– L’annonce en janvier 2019 par le Maire Mr DURAND qu’il ne se représenterait pas en 2020 a lancé très tôt la pré-campagne électorale. De ce fait on peut dire que la campagne électorale à Villers/Mer aura duré plus d’une année avec de multiples réunions publiques et sollicitations à destination des électeurs. Quand certains commentateurs politiques nationaux disent que la campagne électorale a été écourtée, voire tronquée du fait de la crise du coronavirus, ce n’est assurément pas le cas à Villers/Mer où la campagne a au contraire été longue et intense.
Les enseignements du scrutin

Après cette très longue campagne ayant opposé les 2 listes principales arrivées en tête, le 1er tour de l’élection municipale sexennale de ce dimanche 15 mars 2020 a donné les résultats suivants :
48,2% pour la liste nouvelle de Thierry GRANTURCO, qui rate l’élection dès le 1er tour pour seulement 27 voix,
35,6% pour la liste de Catherine VINCENT qui se réclame de la municipalité sortante
Force est de constater un avantage conséquent au profit de la liste nouvelle de T. GRANTURCO.

Il y aura un 2ème tour pour lequel il faudra tenir compte de la liste arrivée 3ème, celle de Jérémie GOSSELIN, qui s’est engagée dans la campagne beaucoup plus tardivement (octobre 2019), mais qui y réussit un beau score de 16,2%, lequel constitue après la surprise de la nette avance de la liste de T. GRANTURCO sur celle de C. VINCENT, la 2ème grande surprise de ce 1er tour.
Un 2ème tour au plus tôt fin juin !

Les Villersois(es) doivent se faire une raison, leur prochain maire ne sera pas élu avant fin juin au mieux, soit 3 mois minimum !

Ceci n’est pas une bonne nouvelle pour Villers car la Municipalité en place, de plus en plus divisée comme les journaux s’en font l’écho, sera de moins en moins en mesure d’administrer Villers/Mer.


(*) L’augmentation entre 2014 et 2020 du nombre d’électeurs inscrits passant de 2 263 électeurs à 2 482 (+219) pour une population d’habitants principaux pourtant en légère baisse (2 664 contre 2 694) ne peut s’expliquer que par le choix de nombreux résidents secondaires, non résidents principaux, de voter pour les municipales à Villers/Mer : on ne peut expliquer autrement une liste de 2 482 électeurs pour une population de 2 664 habitants principaux !!


Villers-sur-Mer, le 20/03/2020,
Marc GERONDEAU

Votre vote exprimera un vrai choix démocratique !

Une évolution majeure pour l’exercice de la démocratie à Villers/Mer
Pour la 1ère fois depuis plus de 40 ans, plusieurs listes (trois) auront effectué une véritable campagne électorale à Villers/Mer, quand il n’y avait plus depuis lors qu’une seule liste à se présenter, ce qui impliquait de fait un résultat acquis d’avance et l’absence de vraie campagne électorale.

Les gilets jaunes ont secoué la démocratie française en 2019, revendiquant d’être mieux entendus sur leurs conditions de vie. Chacun d’entre nous est, à leur image, un citoyen français qui souhaite aussi être davantage écouté. Il est donc essentiel en 1er lieu que chaque citoyen puisse s’exprimer librement lors des élections démocratiques nationales, ce qui vaut mieux que la violence aveugle dans la rue.

Ainsi, chaque élection nationale, à commencer par l’élection municipale qui concerne directement la vie de chaque citoyen dans sa cité, doit-elle être l’occasion d’un débat démocratique le plus large possible. La campagne pour l’élection municipale de 2020 aura été l’occasion de nombreux débats entre les diverses listes et les habitants. Elle constitue un grand pas en avant vers plus de démocratie à Villers/Mer.

La crise majeure que la planète entière connaît avec le coronavirus ne doit pas inciter les électeurs villersois à minimiser l’importance de l’élection de dimanche, car si la priorité absolue actuelle consiste à juguler la contamination et le nombre de décès, il est raisonnable de penser qu’à court terme il y aura une reprise du cours normal des choses, et donc de l’administration ordinaire de notre ville.

Il faut donc venir voter dimanche à Villers pour exprimer, après une année entière consacrée à une campagne électorale enfin démocratique, votre choix personnel, d’autant que l’élection municipale désigne ceux qui vont vous représenter pour administrer Villers pour une durée de 6 ans.
Un audit de satisfaction des villersois aurait mieux valu qu’un audit financier
Regrettons toutefois que la « liste municipale » (celle se revendiquant de la liste municipale sortante) n’ait pas joué totalement le jeu démocratique, préférant disputer, voire contester, aux listes concurrentes légitimité et opportunité à faire acte de candidature, et n’effectuant pas comme elles une réflexion en profondeur sur la situation analytique de Villers/Mer en 2020, ne présentant dès lors qu’un programme d’améliorations ponctuelles d’une politique menée depuis 30 ans qu’elle estime excellente sans interroger beaucoup les Villersois à son sujet.

La publication d’un audit financier sans anomalies financières ne saurait dédouaner totalement une municipalité de sa gestion. La gestion d’une organisation, municipalité / entreprise / association, doit être appréciée au regard des objectifs annoncés par ses représentants lors de leur élection et du bilan de leurs actions.

S’agissant d’une municipalité, laquelle n’a pas d’objectif de profit, le véritable audit de sa gestion consisterait, au-delà de l’aspect financier, à mesurer la satisfaction de ses habitants.

Cet audit de satisfaction n’a pas eu lieu. C’est donc votre vote qui en tiendra lieu !!


Villers/Mer, le 13 Mars 2020
Marc GERONDEAU


Une campagne municipale sans confrontation directe

Il n’y aura pas eu entre les diverses listes candidates de véritable confrontation directe sur des enjeux pourtant majeurs pour Villers/Mer pour la mandature 2020-2026. Chacune des listes aura joué sa partition électorale en solo, sans débat public avec les autres listes.

Il est regrettable que dans une commune de taille assez moyenne comme Villers/Mer (2 700 habitants), confrontée à des problèmes notoires de démographie des jeunes, de fermeture de classes d’école, d’insuffisance de logements sociaux, de taux de chômage élevé, de soumission intercommunale … l’ensemble de ces questions n’aient pu être débattues devant les électeurs entre des listes qui sollicitent de les représenter pendant 6 ans. Quelles sont leurs orientations et leurs solutions pour y remédier ?

La liste municipale sortante est à mettre à l’index, puisqu’elle a refusé d’emblée de débattre publiquement avec les Villersois(es) et avec les listes adverses de ces questions primordiales pour l’avenir de Villers/Mer via des réunions et/ou débats contradictoires ouverts à tous.
Elle a choisi d’arguer de plus de 30 ans d’expérience de gestion municipale qui la dispenserait de toute confrontation avec des candidatures nouvelles. C’est un manque évident de respect démocratique, car la démocratie c’est le droit pour tout citoyen de s’intéresser à la gestion commune !

La liste de T. GRANTURCO a eu le mérite d’organiser depuis plus d’un an de nombreuses réunions publiques ouvertes à tous sur des thèmes importants pour Villers, avec des propositions et des engagements pour la mandature municipale à venir qui, réunies, devraient constituer un programme citoyen cohérent de gouvernance municipale.

La liste de J. GOSSELIN, déclarée beaucoup plus récemment, qui a le mérite de pratiquer elle aussi la communication ouverte avec les Villersois(es), doit rattraper le grand retard de son programme sur ces nombreuses problématiques municipales.

Un programme électoral peut évidemment n’être perçu par un électeur que comme un catalogue de promesses trop souvent oubliées par la suite.
Il représente néanmoins, s’il est suffisamment détaillé et circonstancié, un travail important et indispensable d’analyse et de réflexion.

Il constitue de plus un engagement minimal pour toute liste candidate, qui lui sera opposable pendant toute la durée du mandat électoral, et dont elle devra rendre compte si elle est élue à la fin du mandat.

Villers, le 11/02/2020
Marc GERONDEAU

Une campagne municipale villersoise hors gel hivernal !

Villers va rentrer le 22/12/2019 dans l’hiver, et n’en sortira que le 20/03/2020, 1er jour du printemps 2020, entre le 1er et le 2ème tour des Municipales (15 et 22 mars).
Traditionnellement la « morte saison » d’une station sert à préparer la prochaine saison estivale
Hors saison, une station balnéaire devient, lorsque l’hiver s’installe, une sorte de « territoire du vide », un négatif photographique de la station balnéaire estivale.

Pourtant ce n’est pas une période d’inactivité pour la population locale. Tous les acteurs économiques de Villers (commerçants, artisans, organisateurs de loisirs, mais aussi employés, agents municipaux… ) doivent faire le bilan économique de leur activité pendant la saison passée.

Pour beaucoup, c’est une période d’activité intense, où il faut établir un bilan qui déterminera leurs revenus disponibles pour l’année, et envisager en cas de bénéfices éventuels de développer l’activité la saison suivante.
En année d’élection municipale, elle doit aussi servir à élire une Municipalité pour les 6 années à venir

Chaque habitant de Villers doit être conscient que l’équilibre de la commune est lié à son bilan économique personnel, et vice versa, ce qui suppose une administration judicieuse de la part de ceux qu’il élit à la Municipalité pour diriger la cité.

Aussi est-il très important, une fois tous les 6 ans, que chaque Villersois(e) consacre le temps qu’il faut pour établir, en + de son propre bilan annuel, son bilan sexennal (sur 6 ans), et d’en débattre avec ceux qui postulent à un mandat de 6 ans à la Municipalité. Car 6 ans c’est long (6 fois une année) !

Il ne reste que 3 mois d’hiver avant l’élection, et c’est la raison pour laquelle ce billet s’intitule :

« UNE CAMPAGNE MUNICIPALE VILLERSOISE HORS GEL HIVERNAL »

Le rôle fondamental de l’administration municipale
Aujourd’hui, la station balnéaire de Villers vit à l’année, avec de très nombreuses animations y compris hors saison, entre Fête de la Coquille, Téléthon, vacances scolaires de Noêl, Fêtes du Nouvel an, soirées au Casino, Concerts, Expositions …

Mais ce tourbillon incessant d’animations de nature touristique et commerciale, nécessaires évidemment à une station touristique, ne saurait tenir lieu de programme électoral, car d’une part certaines de ces animations relèvent d’initiatives privées indépendantes de la Mairie, et que d’autre part une Municipalité, si elle se doit d’accompagner le développement touristique et commercial, a bien d’autres domaines de responsabilité très importants vis-à-vis de la Commune et de ses habitants (école, logement, jeunesse et démographie, évolution, aide sociale, environnement …).

Ce tourbillon, où chaque liste essaie pendant la campagne électorale de se distinguer, ne doit donc pas faire oublier qu’une commune a avant tout besoin d’un vrai projet électoral pour l’ensemble de ses habitants locaux, même si elle doit aussi oeuvrer pour un planning d’activités touristiques bien rempli.

Mais une Municipalité ne saurait se réduire à une entreprise touristique ou commerciale, attirant les touristes pour alimenter son budget !


Retrait du Maire. Bilan de mandat absent… Faut-il poursuivre la politique actuelle ?

L’élection 2020 s’avère bien différente de celles qui ont eu lieu depuis 40 ans à Villers, où a toujours prévalu une continuité municipale à partir d’une liste unique toujours reconduite sous couvert d’une excellence érigée en dogme au fil du temps.

L’entrée en jeu en 2020 de 2 nouvelles listes électorales, parfaitement légitimes, est une révolution qui porte un coup d’arrêt très sérieux au dogme de la liste unique à Villers, et redonne tout son sens au vote démocratique : celui d’un débat largement ouvert avec les citoyens sur l’administration de la Commune !

De plus, les événements municipaux récents depuis le début 2019 montrent une rupture très nette de la fameuse entente municipale à Villers :

Début 2019 le Maire de Villers a annoncé son retrait politique, 15 mois (pourquoi ?) avant l’élection municipale de 2020 (15/22 mars), s’engageant néanmoins à terminer son mandat avec l’équipe municipale jusqu’à 2020.
S’en est suivie inévitablement depuis une année une période d’immobilisme, où le pouvoir flotte.

Le 24/10/19, Catherine VINCENT, 3ème maire adjointe de Villers, dans une interview parue dans Ouest France, a confirmé vouloir poursuivre la politique municipale actuelle de Villers avec une nouvelle liste « Ensemble Pour l’Avenir » partante pour assumer un nouveau mandat de 6 ans, ajoutant toutefois qu’elle ne présenterait aux Villersois(es) son programme et sa liste que le 1er février 2020, lors de l’unique réunion publique de sa campagne.


La « nouvelle liste municipale » Ensemble Pour l’Avenir doit se dévoiler davantage et plus tôt

Issue pour moitié de l’actuelle équipe municipale il n’y a rien de surprenant qu’elle déclare vouloir poursuivre l’engagement et la politique de la Municipalité en cours, mais cette seule déclaration ne suffit pas à indiquer clairement un programme électoral pour 6 ans. Il faut en plus :
expliquer aux électeurs en quoi a consisté la politique municipale depuis ces 6 dernières années

– publier un bilan du mandat 2014 /2020, dégageant des réalisations actuelles à poursuivre

– justifier pourquoi Ensemble Pour l’Avenir a choisi de ne pas associer les Villersois(es) à l’élaboration d’un projet électoral via des réunions publiques comme le font les autres listes à Villers et ailleurs ?

expliquer le choix d’une date aussi tardive que le 1er février 2020, et d’une seule réunion publique pour dévoiler sa liste et ses engagements ? Cela laissera-t-il le temps de se faire une idée de ses propositions ?
Les autres listes candidates à l’élection peuvent certes consentir un certain nombre d’égards à une liste héritant de nombreuses décennies d’un pouvoir municipal prestigieux sans partage ni opposition, mais pas celui d’appauvrir le débat démocratique qui est la raison d’être d’une élection municipale.


Des conditions nécessaires avant de prétendre « poursuivre » l’action municipale


Présenter un bilan préalable de l’action municipale :
Un bilan circonstancié et objectif du mandat municipal EN COURS (2014-2020), qui puisse justifier de poursuivre son action. Les communes voisines ont toutes publié le bilan de leur mandat en cours, bien avant la future campagne électorale.

Le Maire de Villers, peut-être du fait qu’il ne se représentait pas, ne l’a pas fait, et ne le fera peut-être pas dans les 3 mois à venir avant la municipale.
Il est impératif, qu’à défaut du maire sortant, la liste « Ensemble pour l’Avenir » qui revendique vouloir prolonger son action pour 6 nouvelles années, dresse un bilan de l’action municipale passée afin, au moins, d’y ancrer ses projets futurs.
Ne pas arguer sans cesse de la légitimité indiscutable
que lui conféreraient les nombreuses mandatures municipales ANTERIEURES, qui l’autoriserait à se situer en marge d’une campagne démocratique souhaitée aujourd’hui par les Villersois(es).
Vers quoi la liste municipale sortante souhaite-t-elle prolonger l’action municipale actuelle ?
Poursuivre l’action actuelle immédiate est légitime, mais une municipalité étant élue pour 6 ans, son programme doit porter sur un horizon de 6 ans.


Favoriser la démocratie, un devoir des élus

Au-delà de nuire à une campagne électorale qui serait utile et bénéfique aux Villersois(es), la liste municipale manque gravement à un de ses devoirs fondamentaux qui est le développement de l’éducation et de la participation démocratique de ses citoyens.

La démocratie française est un régime de société très libérale qui n’oblige pas les citoyens, mais préfère les intéresser à la chose publique. Cette responsabilité est dévolue par le pays aux élus de la République. Elle n’est pas remplie actuellement par la Municipalité de Villers/Mer.

Pourquoi geler la campagne villersoise quand l’hiver s’en charge déjà bien assez ?
Les choix d’Ensemble pour l’Avenir ont des effets glaçants.


Villers-sur-Mer, le 13 décembre 2019
Marc GERONDEAU

Une campagne électorale Facebook à Villers/Mer ?

J’ai choisi de ne pas faire campagne directement pour l’élection municipale de 2020 de Villers/Mer, mais de me focaliser sur l’étude des dossiers importants qui attendent la prochaine Municipalité. Ce qui était pour moi un chemin obligé pour appréhender de manière objective les réalités de la Commune.

Je ne suis pas une « personnalité politique » de Villers, toutefois ayant été Président du Tennis Club de Villers de 2014 à 2016, puis Trésorier et acteur de VAC, je pense que beaucoup de Villersois(es) me situent à peu près, et je ne me présenterai donc pas davantage, n’étant pas un candidat mais un Villersois parmi d’autres, auxquels l’élection municipale donne une occasion un peu particulière de s’exprimer.

Voilà une année que je m’informe du processus de l’élection municipale, et des très nombreuses problématiques de Villers, car il y en a beaucoup au-delà d’apparences trompeuses :
– En étant moteur au sein de l’Association VILLERS AU CŒUR (VAC) qui a organisé d’octobre 2018 à mars 2019 des réunions publiques portant chacune sur un thème donné, comme la démographie, le logement, le sport et la culture, les commerces, ou même sans thème fixé, ayant pour but d’informer et d’écouter les Villersois(es).
L’expérience que j’ai vécue avec VAC m’a convaincu que les Villersois(es) sont en adéquation avec les aspirations actuelles des citoyens français et souhaitent de telles réunions publiques pour échanger sur les questions municipales, ce qui peut constituer un début pour y devenir acteur !!

– En continuant, indépendamment de VAC, sur d’autres problématiques relatives à Villers/Mer et son Intercommunalité


Les listes en présence pour l’élection du 15 mars 2020
Rappelons avant de parler de la campagne en cours la situation électorale à ce jour, avec 3 listes déclarées, dans l’ordre de leur déclaration :
– la liste de Mr T. GRANTURCO, résident principal à Villers, qui s’est déclaré sitôt l’annonce faite en janvier 2019 par le maire sortant J.P. DURAND qu’il ne se représenterait pas
– la liste de Mme C. VINCENT regroupant des élus de la municipalité sortante qui s’est déclarée peu après
– la liste de Mr J. GOSSELIN, restaurateur à Villers/Mer, qui s’est déclaré en octobre 2019


Quel débat électoral entre ces listes et les Villersois(es) ?

Quand les 2 listes nouvelles organisent des réunions publiques avec une participation importante (en général au-delà des 100 personnes), la liste de Mme VINCENT a choisi d’adopter une stratégie différente sans réunions publiques électorales préalables, privilégiant les contacts personnels à sa permanence,

comme elle l’a révélé dans son interview paru dans le Quotidien Ouest France du 24/10/2019 :
« Catherine Vincent, élue au sein de la majorité municipale, à Villers-sur-Mer, présente une liste aux élections municipales. Elle vient d’ouvrir une permanence, où l’équipe de son comité de soutien reçoit les Villersois, afin d’écouter leurs doléances.
Côté programme, tout n’est pas encore défini. « Nous présenterons notre programme lors de la seule réunion publique de la campagne, le 1er février 2020, explique la candidate. Pour l’instant, on fait des réunions régulières avec l’équipe de la liste pour travailler sur les sujets. » Les colistiers de Catherine Vincent réfléchissent néanmoins sur certains grands thèmes déjà précisés : « On veut travailler sur les problèmes de mobilité au sein de Villers, mais aussi sur une meilleure intégration du quartier de Villers 2000, dont nous voulons changer le nom. La question environnementale aura aussi bien sûr sa place. »
Une liste complète… mais secrète
Une liste qui est déjà complète, depuis février dernier, avec 23 noms, dont onze issus de la majorité actuelle, en comptant Catherine Vincent. Pour le reste, elle 
« est allée chercher d’autres personnes afin d’avoir un panel représentatif des Villersois, en termes d’âges, de quartiers… » Mais, là aussi, la candidate joue la discrétion : la liste complète ne sera révélée que lors de la réunion du 1er février. « D’ici là, des gens peuvent avoir des soucis, beaucoup de choses peuvent changer. Je ne la dévoilerai qu’au dernier moment », justifie-t-elle.« 
Cette liste municipale sortante, baptisée « Ensemble pour l’Avenir », menée par Mme C. VINCENT -conseillère municipale à Villers depuis 30 ans-, semble donc préférer aux débats publics avec les citoyens -partisans et opposants confondus – pratiqués par les deux autres listes, un débat plus direct avec des citoyens à sa permanence.

Pourtant un mode de débat n’en exclut pas un autre. Chaque type de débat répond à un objectif différent : les débats publics constituent un exercice utile mais difficile qui permet à chaque liste d’exposer progressivement et publiquement à la communauté villersoise sa vision d’ensemble, ses idées et projets pour 2020-2026, ses méthodes, et d’en obtenir des retours et des idées, … et aussi de présenter et faire intervenir les citoyens qui travailleront pour elle, quand le débat individuel à la permanence permet à un citoyen une rencontre plus directe avec la liste où il peut aborder des questions plus spécifiques.

Sa liste a donc décidé de limiter son apparition publique plénière à la seule date du 1/2/20, Mme VINCENT devant y faire part de sa liste et de son programme. Elle ne fera aucune autre réunion publique avec les citoyens, ni ne débattra publiquement avec aucune autre liste concurrente.

Quel débat électoral avoir alors à Villers/Mer quand la liste municipale en place à la Mairie depuis + de 30 ans s’y refuse ?

Car si les préoccupations pour l’avenir de Villers ne viennent pas spontanément à l’esprit de nombreux résidents villersois non actifs séduits par une station balnéaire qui bénéficie de qualités intrinsèques exceptionnelles reconnues et plébiscitées, il n’en va pas de même pour les habitants actifs qui y travaillent et y vivent à l’année. Il n’est pour s’en convaincre que d’évoquer le vieillissement massif de la population, et la perte sur 10 ans de 40% d’enfants scolarisés, résultant de la perte de Villersois actifs, ce qui a a occasionné la fermeture de 5 classes sur 13 (il ne reste que 8 classes actuellement).

Ces 2 exemples, parmi bien d’autres, viennent montrer qu’il y a des questions essentielles dont Ensemble pour l’avenir devrait accepter de débattre, surtout dans le cadre d’une élection municipale !!


Les communiqués d’ « Ensemble pour l’Avenir » sur Facebook

A défaut de pouvoir suivre à travers des réunions publiques la campagne de la liste Ensemble Pour l’Avenir, je prends connaissance, comme beaucoup, de ses communiqués électoraux sur sa Page Facebook. J’y relève de graves dérives récurrentes de calomnie, et mensonges, qui m’incitent à réagir personnellement.
Ensemble pour l’avenir (1er Communiqué Facebook inaugural du 8/7/19 du Comité de soutien de C. VINCENT)

« … Catherine Vincent, maire adjointe, a décidé de constituer une liste pour ces prochaines élections … appuyée par la plus grande partie du Conseil Municipal actuel, désireux de poursuivre la politique engagée depuis plusieurs mandats visant à faire rentrer Villers dans le XXI ème siècle et pour que tous les Villersoises et les Villersois qu’ils le soient de naissance ou d’adoption, en résidence permanente ou secondaire, y vivent toujours mieux.

Depuis longtemps à Villers, une seule liste se présente et obtient la quasi-unanimité des votes. De ce fait ce recueillement des votants démontrait l’assentiment et le soutien de la population pour que soit poursuivie cette politique et pour en confier la gestion à une équipe qui a su toujours bien gérer les ressources de la ville mais aussi se renouveler pour le plus grand bonheur de tous.

Cette fois, il semble qu’il n’en sera pas de même : un outsider s’est découvert et depuis janvier, lui et ses soutiens répètent à satiété qu’il faut du changement, que la gestion de la ville est à revoir, qu’il faut écouter les gens, qu’ils sont les seuls en mesure de « sauver » la ville, comme si ce n’était pas déjà le cas, comme si avant, rien n’avait été fait et qu’ils étaient seuls capables de le faire dans l’avenir !

Face à ce déferlement d’affiches et de communications sur les réseaux sociaux, sans que rien de réaliste ni de concret ne soit présenté et proposé, nous entendons réagir à la demande de grand nombre de Villersoises et de Villersois autour de la candidature de Catherine Vincent. Nous avons en effet la conviction que celle-ci a toutes les capacités requises, …  qu’elle s’inscrit dans la continuité dela politique suivie qui a recueilli plus de 95 pour cent des suffrages aux précédentes élections …,

… car nous « aimons Villers » et souhaitons que notre ville garde tout ce qui fait son charme et son âme dans le respect de ceux qui ont choisi d’y vivre, sans exclusive, sans pour cela opposer de manière trompeuse les uns aux autres,de façon à ce que, comme nos élus y ont tenu depuis de nombreuses années, chacun ait sa place à Villers et y vive le mieux possible ! »

Propos relevant de la calomnie pure :

Ce communiqué fustige l’arrivée d’un nouveau venu (pourtant résident à Villers depuis 30 ans) rabaissé au rang d’« outsider »… qui répéterait « à satiété » …, qui « saturerait Villers » … d’affiches, et les réseaux sociaux de communications …, sans avoir rien présenté ou proposé de concret ( les multiples réunions citoyennes, le club de football, et la librairie ne sont sans doute que des virtualités ? ) …, qui de plus chercherait à diviser les villersois(es) entre eux

Propos relevant d’affirmations fausses :

« La liste municipale créditée depuis des décennies de + de 95% des voix des électeurs ».

J.P. DURAND a été élu en mars 2014 avec 50,38% des « électeurs inscrits », contre 63,51% pour G.VAUCLIN en 2008 (Chiffres INSEE).

Dans une élection où ne figure qu’une seule liste, le score exprimé par rapport aux « électeurs votants » est de 100%, diminué seulement des éventuels bulletins blancs ou nuls (G. VAUCLIN a effectivement fait 95,8% en 2008, J.P. DURAND 86,8% en 2014 ).
  Ensemble pour l’avenir (Communiqué Facebook du 9 octobre)
« Une campagne électorale dans le respect des lois, des Villersois et de … l’environnement.
Vous ne verrez pas d’affiches bleu-blanc-rouge pour promouvoir notre liste dans Villers, ni dans les commerces, ni sauvagement placardées sur les murs de notre commune (sauf sur les espaces réservés). Elles seraient considérées comme des abus de propagande et la loi l’interdit (Code électoral). Respecter la loi, c’est respecter chacun quelles que soient ses opinions.
Nous ne remettrons des tracts qu’à ceux qui sont réellement intéressés en veillant à ce qu’ils ne se retrouvent pas à polluer nos si beaux espaces naturels.

Si nous dépensions des sommes astronomiques pour cette campagne, vous seriez en droit de demander ce que nous attendons en retour. Nous finançons cette campagne uniquement par vos dons, sans la participation d’entreprises ou de commerces (interdite aussi par la loi).

Les Villersois ne comprendraient pas une campagne invasive ayant pour seul but de les diviser.
Nous habitons une belle ville qu’il faut sauvegarder, avec de belles personnes qu’il faut respecter ! »

L’ensemble de ce communiqué reprend en filigrane des allégations calomnieuses non fondées de pratiques suspectes d’une liste opposée, s’agissant d’affichage sauvage, de non respect de l’environnement, d’abus de propagande, d’utilisation d’argent provenant de sociétés, de volonté de division des habitants.


Mon appel pour une campagne électorale digne et constructive, autrement que par communiqués FACEBOOK

La campagne électorale de la Municipale 2020 étant déjà bien lancée, je souhaite rappeler :

– son objet démocratique : tous les 6 ans réfléchir de nouveau à l’orientation globale de la Commune, et élire ses nouveaux représentants,

– ses objectifs : décliner cette orientation générale en projets, assortis de prévisions de budget,

– le code électoral et la déontologie : il y a des agissements interdits par le code électoral, et il y a aussi le respect des adversaires lors de débats démocratiques, qui auraient tout à gagner à se faire de vive voix, et non par petites phrases assassines tenues à distance via FACEBOOK.

Jusqu’à ce jour je n’ai, pas plus que quiconque, connaissance des réflexions de la liste « Ensemble pour l’Avenir » sur un projet pour 6 ans concernant Villers/Mer.
Je ne retiens de ses communiqués FACEBOOK aucune perspective, proposition, ou projet sérieux concernant son avenir (comme s’il n’y en avait aucun), sauf le grand danger qu’il y aurait avec des listes nouvelles suspectes qui menaceraient la grande qualité de vie et d’environnement des Villersoise(s).

Villers-sur-mer, le 29 novembre 2019
Marc GERONDEAU