Epilogue de l’Election Municipale 2020 !

L’élection municipale 2020 s’est terminée le dimanche 28 juin avec les résultats suivants :

Taux de participation : 70,83% des électeurs inscrits

Liste T. GRANTURCO : 55,73% (18 sièges au Conseil Municipal)
Liste C.VINCENT & J. GOSSELIN : 44,27% (5 sièges)

Mr Thierry GRANTURCO sera donc notre prochain maire, le temps que le Conseil Municipal se réunisse.
Conséquences de cette élection démocratique

Cette élection marque le retour de la démocratie à Villers/Mer après quelque 40 années de liste unique
La participation de 70,83 %, comparée à la moyenne nationale de 41,2% est exceptionnelle, et prouve que les Villersois(es) avaient à cœur de voter entre des listes qui se sont enfin exprimées sur des thèmes politiques d’actualité précis.
La campagne a été longue et rude. Elle a eu le mérite de donner lieu à un vrai débat municipal entre 3 listes (au 1er tour), puis 2 (au 2ème tour) sur l’ensemble des thèmes actuels.
Cette fois-ci, la liste élue aura présenté un véritable projet pour la Commune de Villers/Mer, sur lequel elle devra rendre compte, alors que lors des précédentes élections il n’y avait pas de projet sinon de poursuivre comme avant.

Elle aura en face d’elle une opposition qui lui évitera de monologuer ! Elle, et l’opposition, devront rendre compte régulièrement aux Villersois(es) des choix effectués.
Les citoyens veilleront au respect de ses engagements sur l’implication/participation des citoyens dans la vie communale, et du code de déontologie des élus.
Conséquences de la situation conjoncturelle actuelle
Parce que Villers/mer est avant tout une station balnéaire, un éden modèle réduit, notre défi 1er et obligatoire est d’affronter la concurrence des stations balnéaires voisines qui ont, peu ou prou, hérité à une même époque du même patrimoine que Villers, dont le tourisme représente plus de 75% des ressources.

Mais, avec la pandémie du COVID-19, on vient de prendre conscience que l’économie du tourisme peut être totalement remise en question, voire dévastée, bien plus que d’autres économies ! Le « tout touristique » actuel de Villers et de ses voisines souligne la fragilité d’une économie reposant sur un seul pied, ici en l’occurrence celui du tourisme !

Quoiqu’au bord de la mer, Villers se situe à 15km de Pont-l’Evêque, 25 km de Lisieux, 35km de Caen, 50 km du Havre, 90 km de Rouen et 200 km de Paris, Capitale de la France. Aussi, devrions nous remettre un pied sur la terre ferme ! Villers/Mer doit travailler à se diversifier dans d’autres activités, car elle a des atouts naturels indéniables pour cela avec un territoire agricole et maritime, et une main d’œuvre qualifiée. Des atouts qui pourraient inciter certaines entreprises de grandes villes proches à envisager une délocalisation de certaines de leurs activités.

La pandémie actuelle l’a montré, la santé est une priorité absolue. L’intégrité du corps est évidemment la condition sine qua non de la qualité de toute vie humaine. Villers/Mer a des projets importants dans le domaine de la santé avec la création d’un EHPAD et d’une maison médicale, qu’il lui faudra assumer.

Au-delà du domaine de la santé, nos vies personnelles de citoyen, très multiples, et différentes entre elles, dépendront toujours de la bonne intégration de chaque citoyen dans les structures qui lui sont les plus proches, à savoir sa famille, la cité où il vit, et son environnement professionnel.

Une Municipalité a un grand rôle à jouer quand elle le peut pour aider chacun de ses citoyens, à la fois sur le plan familial, sur celui de la santé, sur le plan professionnel, mais aussi sur son intégration et son implication dans la Cité.

Epilogue horizon 2020 – 2026

S’il fallait un épilogue + léger à cette élection municipale 2020 mouvementée qui aura battu des records de durée (1an et ½) … et puisqu’Il paraît que chez nous tout finit en chansons, nous avons choisi une chanson de 1963 de Johnny Halliday qui s’en est allé, 55 ans après, « Pour moi la vie va commencer« , sur des paroles de Jean-Jacques Debout.
Parce que sa vie a démontré sa capacité à se remettre en question, et à se renouveler ! Quand les circonstances le lui imposaient. Il adaptait sa vie aux changements de société !

« Pour moi la vie va commencer
En revenant dans ce pays
Là où le soleil et le vent
Là où mes amis mes parents
Avaient gardé mon cœur d’enfant

Pour moi la vie va commencer
Et sous le ciel de ce pays
Sans jamais connaître l’ennui
Mes années passeront sans bruit
Entre le ciel et mes amis.
… »

Nous autres villersois(es) avons, à un moment de notre vie, établi un ancrage fort dans ce « pays béni » de Villers/Mer, dans l’enfance ou plus tard.
Il nous revient si nous souhaitons que Villers reste Debout, de faire du long fleuve tranquille que fut Villers une ville plus actuelle.
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Villers, le 1er juillet 2020,
Marc GERONDEAU

Pour une vie municipale démocratique permanente

Si l’élection municipale a lieu tous les 6 ans, la vie municipale, elle, reste permanente !

C’est très difficile pour une personne s’étant engagée dans l’élection municipale, de se dire que, si elle fait partie du camp des battus, elle va devoir s’endormir et ronger son frein avant de reprendre le même combat électoral quelque 5 années + tard, ce qui est considérable à l’échelle du temps d’une vie humaine

Oui, et ce serait une erreur ! L’engagement municipal doit être permanent pour tous ceux qui le souhaitent, et pas l’affaire des 23 citoyens (représentants ~1 électeur sur 100) élus pour 6 ans lors d’une élection qui leur attribuerait quasiment des pouvoirs exclusifs.

Une élection municipale n’est pas une fin qui confinerait les électeurs pour 6 ans, elle doit être un commencement pour un nouvel engagement démocratique avec tous


D’où vient alors ce sentiment étrange ressenti par beaucoup que si on perd une campagne municipale, on perd tout de ce qu’on souhaitait pouvoir apporter à sa commune, et ce pour une période de 6 ans ?
– Elle vient surtout du fait qu’une élection municipale démultiplie de façon fort exagérée le pouvoir de la liste arrivée en tête, en lui conférant d’office déjà la moitié des sièges municipaux, minimisant le rôle des autres listes, dénommées péjorativement « listes d’opposition ».
Le vote municipal démocratique actuel en France est ainsi fait que la liste arrivée en tête bénéficie d’office de 50% des sièges du conseil municipal de la commune (soit 11 sur 23 sièges pour Villers) afin d’accentuer sa majorité. Les 50% restants étant attribués au prorata des pourcentages obtenus par les diverses listes.

Pour parler très clair, si 2 listes s’affrontent au 2ème tour, l’une faisant 50,1% des voix, contre 49,9% à l’autre, elle aura : d’office la ½ des conseillers (11) + 50% des 11 autres sièges à pourvoir, soit 5 ou 6 sièges. Au total 11 + 6 + le maire = 18 sièges sur 23 sièges, n’en laissant ainsi que 5 à l’opposition.

Ainsi une liste élue avec seulement 50,1% des voix obtiendra 18 sièges sur 23, soit 78 % des sièges.
Cette pratique majoritaire abusive renvoie à une démocratie « arrangée » adaptée à des sociétés modernes ayant besoin de pouvoirs forts qui faute d’aucuns ajustements, débouchent finalement souvent sur des crises sociales majeures (ex. : celle des gilets jaunes).
– Elle vient aussi d’une élection conférant à la liste élue la perspective de 6 longues années de pouvoir, assorties comme décrit ci-dessus d’un pouvoir démultiplié et exagéré, qui implique un risque d’autant plus fort de ne pas voir la liste élue chercher à impliquer les citoyens pour une réelle participation démocratique.


La démocratie municipale devrait progressivement s’adapter et cesser d’opposer ses habitants

Il s’agit un peu du même débat qui ressort à chaque élection législative avec la fameuse « proportionnelle », où des listes de partis fort bien élus dans des départements n’y obtiennent aucun siège de député. Celà crée du ressentiment.
De plus lors des élections municipales, la motivation des listes est sextuplée car il ne s’agit pas d’une victoire pour une seule année, mais d’une victoire pour 6 années de pouvoir. Une élection municipale constitue un « graal », pour l’obtention duquel tous les moyens sont mobilisés !
Mais après tous ces efforts, qu’en est-il en fait ?

Revoir cette notion « hors du temps » de représentation municipale dans notre pays

Penser bien autrement la démocratie locale

L’élection municipale va s’achever le 28 juin 2020, qui désignera une équipe municipale élue pour 6 années d’administration de la Commune de Villers/Mer.
Dans un vocabulaire électoral guerrier, une telle victoire signifierait la prédominance d’une liste et le renvoi des autres listes à leurs quartiers d’hiver !

Mais ce n’est pas ce que les Villersois(es) attendent. Toute « victoire », quelle qu’elle soit, devrait tout au contraire ne pas être vécue comme un « triomphe » pour la liste arrivée en tête, mais surtout comme le début d’une nouvelle ère qui voit enfin un débat démocratique renaître à Villers/Mer sous des formes à définir.
Villers/Mer, le 11/06/2020,
Marc GERONDEAU

Elections Municipales (suite et fin) le dimanche 28 juin 2020

LE DERNIER TOUR DE L’ELECTION MUNICIPALE EST FIXE AU 28 JUIN

Le gouvernement a annoncé qu’à condition du maintien d’une situation sanitaire stabilisée depuis l’annonce du déconfinement du 2 juin 2020, le 2ème tour de l’Election Municipale – qui aurait dû avoir lieu le 22 mars une semaine après le 1er tour-, aurait lieu le dimanche 28 juin 2020, avec donc plus de 3 mois de retard.

Sur les 35 000 communes françaises, 30 000 ont déjà élu dès le 1er tour leurs représentants.
Restent 5 000 communes, pour beaucoup les + importantes, pour lesquelles l’élection se jouera au 2ème tour le 28 juin 2020.

C’est le cas de Villers-sur-mer, commune moyenne de 2 700 habitants, où les 3 listes candidates sont encore qualifiées, aucune n’ayant atteint la majorité absolue au 1er tour :
– Liste « J’aime VILLERS » (Thierry GRANTURCO) 48,2%
– Liste « Ensemble pour l’Avenir » (Catherine VINCENT) 35,6%
– Liste « Villers c’est Vous et Nous » (Jérémie GOSSELIN) 16,2%

Les listes électorales ont été déposées avant le mardi 2 juin 18h :
– La liste de T. GRANTURCO s’est maintenue sans aucun changement
– les 2 listes de C. VINCENT et J. GOSSELIN ont choisi de fusionner en une nouvelle liste appelée « OSEZ VILLERS »

Ainsi 2 listes seront opposées le 28 juin, celle de T. GRANTURCO, et la liste fusionnée de C. VINCENT et de J. GOSSELIN


UNE NOUVELLE CAMPAGNE ELECTORALE à partir du 15 juin 2020 !

Normalement il n’y a pas de nouvelle campagne dans la semaine séparant le 1er du 2ème tour des élections municipales.

Dans la situation inédite actuelle, fixant le 2ème tour + de 3 mois après le 1er, et compte tenu de la très sérieuse épidémie qu’a vécue notre pays, le gouvernement a octroyé une nouvelle (mais brève) campagne entre les listes électorales encore qualifiées pour tenir compte d’une situation nouvelle qui sera déterminante pour l’avenir.


IN-VILLERS-SUR-MER.FR

Nous sommes à Villers/Mer dans la dernière ligne droite qui va déterminer quelle liste et quel maire dirigeront la Municipalité de Villers de 2020 à 2026.

J’ai mis en ligne depuis septembre 2019 le site « IN-VILLERS-SUR-MER.FR », qui comporte des textes personnels exprimant mes points de vue, espoirs, et alertes sur les enjeux majeurs pour Villers.

Après les 4 premières années de la municipalité actuelle élue en mars 2014 – dont j’ai partagé 26 mois comme Président du Tennis Club de Villers -, je me suis déclaré partisan dès janvier 2018 d’un changement radical de municipalité, et je ne renie pas mes choix.
J’ai dans ce sens participé en tandem avec Jérémie GOSSELIN à la création et à la vie (trop) brève de VILLERS AU CŒUR (VAC) qui a néanmoins réalisé d’octobre 2018 à mars 2019, 5 réunions publiques chaleureuses réunissant de fortes assistances, qui ont permis d’avoir un dialogue citoyen enrichissant.
En Mars 2019, une année avant l’élection municipale prévue le 15 mars 2020, VAC a volé en éclats du fait de l’opposition latente entre Thierry GRANTURCO et Jérémie GOSSELIN.
Personnellement, restant toujours très concerné par la nécessité d’un changement municipal d’envergure, mais n’étant que la 3ème personne à s’être opposée début 2018 à la Municipalité actuelle, après J. GOSSELIN et T. GRANTURCO, j’ai dû m’adapter, tant bien que mal à la scission entre ces 2 tendances.
On ne rejoue pas une élection municipale, elle dépend de ses acteurs principaux. Personnellement, n’en étant pas un, quoi qu’en ayant été au cœur, je ne peux faire mieux que de vous renvoyer au site que j’ai consacré à ce sujet sur un peu moins d’une année, qui traite de beaucoup de thèmes politiques, et le moins possible des rivalités entre candidats. J’ai surtout voulu élever le niveau du débat, pour qu’il profite avant tout aux habitants locaux. Car, encore une fois, ce qui devrait compter pour cette élection municipale, ce sont les perspectives de Villers/Mer en fonction des grands choix faits pour son avenir.
Alors, prenez un peu de temps pour le lire ! Vous y apprendrez forcément beaucoup de choses sur les nombreux sujets politiques spécifiques à débattre pour une ville de 2 700 habitants comme Villers/Mer.

Et sur la part essentielle que VOUS-MÊME avez à y prendre pour construire son avenir.
In-villers-sur-mer.fr

Villers/Mer, le 6/6/2020,
Marc GERONDEAU